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Trait d'union ancestral entre  Druelle et Moyrazès   Le site dédié au petit pont de Comencau ...
Un patrimoine et aussi un art de vivre à préserver !
Que savons nous du Pont de COMENCAU ?

Beau paysage, belle architecture, lieu authentique au coeur de la vallée de l'AVEYRON...

Le calme absolu au fil de l'eau à quelques kilomètres de Rodez, au pied du village de Moyrazès, en contre-bas du château du Cayla (gîte) et à quelques pas de Druelle.

"Combecau" au registre du cadastre, signifie vallée accueillante, vallée chaude. C'était une vallée d'élevage, la culture des céréales et les châtaignes étaient aussi une grande ressource. Le site comprend les ruines du village avec un moulin, un pont et une voie secondaire à la voie romaine qui conduisait de Rodez (Segodunum) à Villefranche de Rouergue (Carantomagus)*. 

Le pont daterait de 1458*. Les recherches actuelles ne permettent pas de préciser qui était à l'origine de cet édifice. Plusieurs hypothèses sont avancées, ce pourrait être: le propriétaire du moulin ou celui du domaine d'Ayrolles, ou les habitants du château du Cayla.

Nos travaux et les documents que nous avons récupérés ne permettent pas de le dater précisément mais permettent d'étayer l'hypothèse qu'il daterait d'avant la révolution. Les garde-corps auraient été construits par les usagers riverains au début du 20ème siècle pour des raisons de sécurité. 

A l'observation, les piles semblent avoir été construites en 2 phases. La première partie s'élevant à 1.50m au-dessus de l'eau est réalisée entièrement en pierres locales (schiste) ce sont de grosses pierres pour la plupart maçonnées de façon archaïque. La deuxième partie, au dessus, à la naissance des voûtes, les avant-becs sont en pierres de grès taillées en léger arrondi; Cette maçonnerie est plus fine et plus soignée. Cette observation pourrait conforter l'hypothèse de Jean Delmas d'un pont de bois soutenu par des piles de pierres. 

Le hameau de Comencau: les ruines du moulin laissent apparaître son emplacement avec son bief (besal en occitan) et sa chaussée. Il daterait de 1308. Les plus anciens se souviennent de l'avoir vu habité. C'était un moulin de droit banal donc soumis au droit de féodalité du seigneur du Cayla.
 En 1868, ce village comptait encore 7 habitants. Une maisonnette souffrant d'un manque d'entretien est encore debout. 

Des observations ultérieures, lors des travaux de restauration et d'autres recherches dans les archives permettront peut-être de mieux dater le pont.
 

*Cf les recherches non référencées du chanoine Foucras, originaire de Moyrazès et remisent en doute pas Jean Delmas, ancien directeur des Archives Départementales.

Source: Revue PATRIMONI


 Pont de Combacau, dit de Comencau.  
 
Les moulins de Combacau, Ayssens, Cassanhou, St Clément comptaient aux XIIIème siècle parmi les tenanciers de la Grange d'YS dépendant de Bonnecombe. Les Mirabel étaient seigneurs de Moyrazès. Ils abandonnèrent la seigneurie aux Evêques de RODEZ, au cours du XIIIème siècle.  
 
 
 
La charte communale de Moyrazès, accordée par l'évêque Viviain de Boyer, est de 1274. En 1341, l'évêque Gilbert de Cantobre fit reconstruire l'ancien château féodal de Moyrazès sur des plans inspirés de ceux de Muret de Palmas. Du XIVème siècle à leur installation à Salles-Curan, les évêques de Rodez font de Moyrazès leur résidence d'été.  
 
 
 
Ils aménagèrent la route qui, depuis Rodez mène à Moyrazès, se poursuit sur La Mothe et Albi – (lo camin Rodanes) – Ils font construire le pont sur l'Aveyron, qui sera doublé en 1458, par celui de Combacau.  
 
Le pont de Combacau aurait donc été construit en 1458, sous l'épiscopat de Bertrand de Châlençon (évêque de 1458 à 1501)  

Source comme autre hypothèse: Maire de DRUELLE



Le pont dispose d'un repère de nivellement IGN n°22 sur le deuxième pilier du pont, côté aval:






Les nombreuses interventions qu'il a été nécessaire de réaliser sur le pont nous ont fait découvrir qu'une des pierres de la clé de voûte de la deuxième arche à partir de la rive droite est gravée en creux du chiffre 810 et inscrit dans un encadré gravé de la même façon...



Il se pourrait donc que l'on puisse envisager que les arches soutenant la "calade" pourraient dater de 1810...

Finalement, ce "810" énigmatique pose plus de questions qu'il n'amène de réponses en ce qui concerne la possibilité de datation définitive...